mardi 26 février 2008

Retour à la case départ pour Bernadette

Le suspense du 26 février
"Au matin du 26 février, elle retrouve la situation du 22, après l'interrogatoire du commissaire. Il lui est interdit d'aller à la grotte. L'interdiction vient de plus haut. Mais cette fois, une foule de gens attendent à la porte. Bernarde Castérot, consciente de ses devoirs d'aînée, est venue au cachot. (...)
- Moi à la place de Bernadette, j'irai !
(...)

A la grotte, il y a aujourd'hui près de 600 personnes. (...)
Elle récite le chapelet. Rien. Elle reprend les exercices de pénitence pour les pécheurs. Rien. Toujours rien ! Elle fait un geste d'imploration. Ses voisins aux aguets interprètent :
- A genoux, tout le monde !
Mais Aquero n'a rien demandé. Aquero n'est pas là. Bernadette se lave à la fontaine qui s'est clarifiée dans la nuit. Elle prie en vain (...)
... elle s'interroge :
-Qu'est-ce que je lui ai fait ?"

lundi 25 février 2008

La Révélation

Jeudi 25 février
Une eau encore trouble
"Le 25 février, l'affluence commence à deux heures du matin, car les bonnes places, celles où l'on voit, sont peu nombreuses (...) il y a 350 personnes.
Bernadette récite le chapelet, en extase, comme d'habitude, puis elle remet à Eléonore Pérard, sa voisine, le cierge et son capulet blanc; elle reprend le geste interrompu la veille : elle grimpe à genoux la pente qui s'élève jusqu'au bout de la grotte. De temps à l'autre elle baise la terre. Son agilité sans effort est surprenante sur ces cailloux. On lui fait place. On guette ce qui va se passer. Bernadette est arrivée sous la crevasse béante de la voûte : cette cheminée verticale qui communique avec la niche de l'apparition. Elle s'arrête. Ses lèvres remuent. Mais comme toujours, en ces conversations ouvertes sur un autre monde, on n'entend pas le son de sa voix. Bernadette semble acquiescer. Puis, la voilà qui s'en retourne, toujours à genoux, vers le Gave. Là, quelque chose l'arrête. (...) Inquiète, elle redescend regarde avec répugnance le sol boueux saturé d'eau, jette un coup d'oeil embarrassé sur la cavité, gratte le sol de sa main droite, forme un petit "clot" comme on dit à Lourdes. Dans ce creux elle puise une sorte de boue rougeâtre, la porte vers son visage, la rejette avec dégoût, recommence. Elle voudrait boire de cette eau sale, mais sa répugnance est plus forte. Elle n'y parvient qu'à la quatrième fois. Elle mange ensuite des herbes à feuille lobées qui poussent du fond de la grotte : de la dorine.
Que fait elle ? (...)
Elle est folle ! murmure-t-on.
(...)
- Aquero m'a dit :
Allez boire à la fontaine et vous y laver.
(...)

Ce même soir, un agent de police se présente au cachot (...) P70 Chez Monsieur le Procureur...

Vie de Bernadette. R. Laurentin.

Une B.D. sur le Père Sevin !

Sac à dos sans trève , La vie du père Sevin

par Albéric de Palmaert
(dessiné par Nicolas de PALMAERT, alias Palmar)
éd. Viltis , Hérenguerville
(paru en novembre 2007)
13,50 €

Résumé

Le destin passionnant du patron du Chapitre (dont le procès de béatification est en cours), un des plus grands noms du Scoutisme, dans une bande dessinée réalisée par Palmar, un des meilleurs graphistes de sa génération.
Jésuite, le P. Sevin fonde avec le chanoine Cornette les Scouts de France en 1920. Il donne alors au mouvement scout naissant une dimension profondément chrétienne, et s'inscrit ainsi comme un des pères fondateurs de la pédagogie et de la mystique scoutes.

"C’est grâce à mon père, Albéric, ancien scout de France, que nous nous sommes attelés à la réalisation de cette aventure. Il est journaliste et écrivain, et c’est à ce titre que les Sœurs de la Sainte Croix de Jérusalem lui ont demandé d’écrire cette vie du Père Sevin ; il m’a ensuite proposé de la faire avec lui en BD, et en roman; une transmission père-fils en quelque sorte. Et c’est aussi une histoire de famille, car c’est ma femme qui met les planches en couleur…" (Palmar)

Un livre pour tous en quête d’aventures...


-N.B:
Albéric de Palmaert est aussi l'auteur de : Quand il avait 12 ans... Jacques Sevin (éd. Viltis)



Livres du Père Jacques Sevin :

- Le scoutisme (livre fondateur, édité en 1922). Presses d'Île-de-France, 1999.

- Méditations scoutes sur l'Evangile. Presses d'Île-de-France, 1996.

- Une flamme d'amour (Recueil de poèmes et prières). Ed. Parole et Silence, 1999.

dimanche 24 février 2008

Pénitence

Huitième apparition
Mercredi 24 février
Le 24, "elle a du mal à gagner "sa" place, dans une foule de près de 300 personnes. Après le chapelet en extase, voici un fait nouveau : elle s'avance à genoux d'un ou deux pas, et semble tomber la face contre terre...
A ses cotés, sa jeune tante Lucile pousse un cri (....) Elle venait de se prosterner et de baiser la terre à la demande de l'apparition.
(...)
L'apparition a prononcé aujourd' hui un mot nouveau, qu'elle a répété :
- Pénitence !
Elle a dit :
- Priez Dieu pour la conversion des pécheurs.
Puis elle a demandé à Bernadette un exercice de pénitence.
-Allez baisez la terre en pénitence pour les pécheur.
(...)"

Epître du 3ème dimanche de Carême

Epître de Saint Paul aux Ephésiens, 5:

"Qu’on n’entende ni paroles déshonnêtes, ni propos insensés, ni bouffoneries, choses qui sont contraires à la bienséance ; qu’on entende plutôt des actions de grâces."

À méditer pour certains, au Camp... voire au pélé !!!

samedi 23 février 2008

Bernadette est persévérante

Septième apparition
Mardi 23 février
"A cinq heures et demie, Bernadette est sur la route. A la grotte, c'est presque une foule : environ 150 personnes. On y voit, pour la première fois, au milieu des bérets et des capulets, les chapeaux des messieurs et dames de la hautes société, y compris l'intelligentsia qui se réunit au Café français : le Docteur Dozous, Mr Dufo, l'avocat (conseiller municipal), et Jean-Baptiste-Estrade (...)
Secrètement intéressé mais perplexe, il n'est venu que sur les instances de sa soeur Emmanuélite et d'amies, dévorées d'une curiosité déja fervente.
(...)
L'extase l'a subjuguée. (...)
Cette enfant a devant elle un être surnaturel.
Sa "conversion" propage la nouvelle et le crédit de l'apparition. Mais Aquero est toujours silencieuse, et Bernadette ignore toujours son nom.

vendredi 22 février 2008

Pauvre Bernadette !

L'absence
Lundi 22 février
"Le lendemain, Bernadette retrouve les problèmes. Au matin, elle se sent pressée d'aller à la grotte...
C'est non ! (...)
Alors il faut que je désobéisse à vous ou à Cela (...)
déchirement intérieur (...) Jamais l'obéissance ne lui à tant pesé que durant l'interminable matinée (...)
Ses pas l'emportent vers Massabielle (...) On la suit (...)
Le Maréchal des Logis : Et ce serait au XIXe siècle qu'on voudrait nous faire croire de pareilles superstitions ! (...) La vois tu ?...
Elle a terminé son chapelet, sans que son visage ait changé. Pour elle, nulle lumière n'a troué l'ombre. Sa détresse fait pitié (...) Le Maréchal des Logis triomphe (...)
Les commentaires vont en tous sens :
_ Ce sont des bêtises, disent les gens
_ C'est à cause des gendarmes, disent les autres
_ L'heure est passée...
Bernadette : Je ne sais en quoi je lui ai manqué...
Le soir, le Maire Lacadé dira : L'interdiction n'a pas de bases légales (...) L'opinion suit la petite (..) Il faut surveiller (...)
Cet avis modéré prévaut. La situation inextricable s'est dénouée pour Bernadette."